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CHAPITRE II - ELEMENTS GENERAUX DE L’UNIVERS
30.11.2010 von Cleide Ferreira.
Connaissance du principe des choses.
17. Est-il donné à l’homme de connaître le principe des choses ?
” Non, Dieu ne permet pas que tout soit révélé à l’homme ici-bas. ”
18. L’homme pénétrera-t-il un jour le mystère des choses qui lui sont cachées ?
” Le voile se lève pour lui à mesure qu’il s’épure ; mais pour comprendre certaines choses, il lui faut des facultés qu’il ne possède pas encore. ”
19. L’homme ne peut-il pas, par les investigations de la science, pénétrer quelques-uns des secrets de la nature ?
” La science lui a été donnée pour son avancement en toutes choses, mais il ne peut dépasser les limites fixées par Dieu. ”
Plus il est donné à l’homme de pénétrer avant dans ces mystères, plus son admiration doit être grande pour la puissance et la sagesse du Créateur ; mais, soit par orgueil, soit par faiblesse, son intelligence même le rend souvent le jouet de l’illusion ; il entasse systèmes sur systèmes, et chaque jour lui montre combien d’erreurs il a prises pour des vérités, et combien de vérités il a repoussées comme des erreurs. Ce sont autant de déceptions pour son orgueil.
20. En dehors des investigations de la science, est-il donné à l’homme de recevoir des communications d’un ordre plus élevé sur ce qui échappe au témoignage de ses sens ?
” Oui, si Dieu le juge utile, il peut révéler ce que la science ne peut apprendre. ”
C’est par ces communications que l’homme puise, dans certaines limites, la connaissance de son passé et de sa destinée future.
Esprit et matière.
21. La matière est-elle de toute éternité comme Dieu, ou bien a-t-elle été créée par lui dans un temps quelconque ?
” Dieu seul le sait. Cependant, il est une chose que votre raison doit vous indiquer, c’est que Dieu, type d’amour et de charité, n’a jamais été inactif. Quelque éloigné que vous puissiez vous représenter le début de son action, pouvez-vous le comprendre une seconde dans l’oisiveté ? ”
22. On définit généralement la matière : ce qui a de l’étendue ; ce qui peut faire impression sur nos sens ; ce qui est impénétrable ; ces définitions sont-elles exactes ?
” A votre point de vue, cela est exact parce que vous ne parlez que d’après ce que vous connaissez ; mais la matière existe à des états qui vous sont inconnus ; elle peut être, par exemple, tellement éthérée et subtile, qu’elle ne fasse aucune impression sur vos sens ; cependant c’est toujours de la matière, mais pour vous ce n’en serait pas. ”
- Quelle définition pouvez-vous donner de la matière ?
” La matière est le lien qui enchaîne l’esprit ; c’est l’instrument qui le sert et sur lequel, en même temps, il exerce son action. ” A ce point de vue, on peut dire que la matière est l’agent, l’intermédiaire à l’aide duquel et sur lequel agit l’esprit.
23. Qu’est-ce que l’esprit ?
” Le principe intelligent de l’univers. ”
- Quelle est la nature intime de l’esprit ?
” L’esprit n’est pas facile à analyser dans votre langage. Pour vous, ce n’est rien, parce que l’esprit n’est pas une chose palpable; mais pour nous c’est quelque chose. Sachez-le bien, rien c’est le néant, et le néant n’existe pas.”
24. L’esprit est-il synonyme d’intelligence ?
” L’intelligence est un attribut essentiel de l’esprit ; mais l’un et l’autre se confondent dans un principe commun, de sorte que pour vous c’est une même chose. ”
25. L’esprit est-il indépendant de la matière, ou n’en est-il qu’une propriété, comme les couleurs sont des propriétés de la lumière et le son une propriété de l’air ?
” L’un et l’autre sont distincts ; mais il faut l’union et de l’esprit et de la matière pour intelligenter la matière. ”
- Cette union est-elle également nécessaire pour la manifestation de l’esprit ? (Nous entendons ici par esprit le principe de l’intelligence, abstraction faite des individualités désignées sous ce nom).
” Elle est nécessaire pour vous, parce que vous n’êtes pas organisés pour percevoir l’esprit sans la matière ; vos sens ne sont pas faits pour cela. ”
26. Peut-on concevoir l’esprit sans la matière et la matière sans l’esprit ?
” On le peut, sans doute, par la pensée. ”
27. Il y aurait ainsi deux éléments généraux de l’univers : la matière et l’esprit ?
” Oui, et par-dessus tout cela Dieu, le créateur, le père de toutes choses ; ces trois choses sont le principe de tout ce qui existe, la trinité universelle. Mais, à l’élément matériel, il faut ajouter le fluide universel qui joue le rôle d’intermédiaire entre l’esprit et la matière proprement dite, trop grossière pour que l’esprit puisse avoir une action sur elle. Quoique, à un certain point de vue, on puisse le ranger dans l’élément matériel, il se distingue par des propriétés spéciales ; s’il était matière positivement, il n’y aurait pas de raison pour que l’Esprit ne le fût pas aussi. Il est placé entre l’esprit et la matière ; il est fluide, comme la matière est matière, susceptible, par ses innombrables combinaisons avec celle-ci, et sous l’action de l’esprit, de produire l’infinie variété des choses dont vous ne connaissez qu’une faible partie. Ce fluide universel, ou primitif, ou élémentaire, étant l’agent qu’emploie l’esprit, est le principe sans lequel la matière serait en état perpétuel de division et n’acquerrait jamais les propriétés que lui donne la pesanteur. ”
- Ce fluide serait-il celui que nous désignons sous le nom d’électricité ?
” Nous avons dit qu’il est susceptible d’innombrables combinaisons ; ce que vous appelez fluide électrique, fluide magnétique, sont des modifications du fluide universel, qui n’est, à proprement parler, qu’une matière plus parfaite, plus subtile, et que l’on peut regarder comme indépendante. ”
28. Puisque l’esprit est lui-même quelque chose, ne serait-il pas plus exact et moins sujet à confusion de désigner ces deux éléments généraux par les mots : matière inerte et matière intelligente ?
” Les mots nous importent peu ; c’est à vous de formuler votre langage de manière à vous entendre. Vos disputes viennent presque toujours de ce que vous ne vous entendez pas sur les mots, parce que votre langage est incomplet pour les choses qui ne frappent pas vos sens. ”
Un fait patent domine toutes les hypothèses : nous voyons de la matière qui n’est pas intelligente ; nous voyons un principe intelligent indépendant de la matière. L’origine et la connexion de ces deux choses nous sont inconnues. Qu’elles aient ou non une source commune, des points de contact nécessaires ; que l’intelligence ait son existence propre, ou qu’elle soit une propriété, un effet ; qu’elle soit même, selon l’opinion de quelques-uns, une émanation de la Divinité, c’est ce que nous ignorons ; elles nous apparaissent distinctes, c’est pourquoi nous les admettons comme formant deux principes constituants de l’univers. Nous voyons au-dessus de tout cela une intelligence qui domine toutes les autres, qui les gouverne toutes, qui s’en distingue par des attributs essentiels : c’est cette intelligence suprême que l’on appelle Dieu.
Propriétés de la matière.
29. La pondérabilité est-elle un attribut essentiel de la matière ?
” De la matière telle que vous l’entendez, oui ; mais non de la matière considérée comme fluide universel. La matière éthérée et subtile qui forme ce fluide est impondérable pour vous, et ce n’en est pas moins le principe de votre matière pesante. ”
La pesanteur est une propriété relative ; en dehors des sphères d’attraction des mondes, il n’y a pas de poids, de même qu’il n’y a ni haut ni bas.
30. La matière est-elle formée d’un seul ou de plusieurs éléments ?
” Un seul élément primitif. Les corps que vous regardez comme des corps simples ne sont pas de véritables éléments, mais des transformations de la matière primitive. ”
31. D’oû viennent les différentes propriétés de la matière ?
” Ce sont des modifications que les molécules élémentaires subissent par leur union et dans certaines circonstances. ”
32. D’après cela, les saveurs, les odeurs, les couleurs, le son, les qualités vénéneuses ou salutaires des corps, ne seraient que les modifications d’une seule et même substance primitive ?
” Oui, sans doute, et qui n’existent que par la disposition des organes destinés à les percevoir. ”
Ce principe est démontré par le fait que tout le monde ne perçoit pas les qualités des corps de la même manière : l’un trouve une chose agréable au goût, un autre la trouve mauvaise ; les uns voient bleu ce que d’autres voient rouge ; ce qui est un poison pour les uns est inoffensif ou salutaire pour d’autres.
33. La même matière élémentaire est-elle susceptible de recevoir toutes les modifications et d’acquérir toutes les propriétés ?
” Oui, et c’est ce que l’on doit entendre quand nous disons que tout est dans tout . ”
L’oxygène, l’hydrogène, l’azote, le carbone et tous les corps que nous regardons comme simples ne sont que des modifications d’une substance primitive. Dans l’impossibilité oû nous sommes jusqu’à présent de remonter autrement que par la pensée à cette matière première, ces corps sont pour nous de véritables éléments, et nous pouvons, sans que cela tire à conséquence, les considérer comme tels jusqu’à nouvel ordre.
- Cette théorie semble donner raison à l’opinion de ceux qui n’admettent dans la matière que deux propriétés essentielles : la force et le mouvement, et qui pensent que toutes les autres propriétés ne sont que des effets secondaires variant selon l’intensité de la force et la direction du mouvement ?
” Cette opinion est exacte. Il faut ajouter aussi selon la disposition des molécules, comme tu le vois, par exemple, dans un corps opaque qui peut devenir transparent, et réciproquement. ”
34. Les molécules ont-elles une forme déterminée ?
” Sans doute, les molécules ont une forme, mais qui n’est pas appréciable pour vous. ”
- Cette forme est-elle constante ou variable ?
” Constante pour les molécules élémentaires primitives, mais variable pour les molécules secondaires qui ne sont elles-mêmes que des agglomérations des premières ; car ce que vous appelez molécule est encore loin de la molécule élémentaire. ”
Espace universel.
35. L’espace universel est-il infini ou limité ?
” Infini. Suppose-lui des bornes, qu’y aurait-il au-delà ? Cela confond ta raison, je le sais bien, et pourtant ta raison te dit qu’il n’en peut être autrement. Il en est de même de l’infini en toutes choses ; ce n’est pas dans votre petite sphère que vous pouvez le comprendre. ”
Si l’on suppose une limite à l’espace, quelque éloignée que la pensée puisse la concevoir, la raison dit qu’au-delà de cette limite il y a quelque chose, et ainsi de proche en proche jusqu’à l’infini ; car ce quelque chose, fût-il le vide absolu, serait encore de l’espace.
36. Le vide absolu existe-t-il quelque part dans l’espace universel ?
” Non, rien n’est vide ; ce qui est vide pour toi est occupé par une matière qui échappe à tes sens et à tes instruments. “
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CHAPITRE I - LES CAUSES PREMIERES: DIEU
25.11.2010 von Cleide Ferreira.
CHAPITRE PREMIER
Dieu et l’infini.
1. Qu’est-ce que Dieu ?
« Dieu est l’intelligence suprême, cause première de toutes choses » [1].
2. Que doit-on entendre par l’infini ?
« Ce qui n’a ni commencement ni fin : l’inconnu ; tout ce qui est inconnu est infini. »
3. Pourrait-on dire que Dieu c’est l’infini ?
« Définition incomplète. Pauvreté de la langue des hommes qui est insuffisante pour définir les choses qui sont au-dessus de leur intelligence. »
Dieu est infini dans ses perfections, mais l’infini est une abstraction ; dire que Dieu est l’infini, c’est prendre l’attribut pour la chose même, et définir une chose qui n’est pas connue par une chose qui ne l’est pas davantage.
[1] Le texte placé entre guillemets à la suite des questions est la réponse même donnée par les Esprits. On a distingué par un autre caractère les remarques et développements ajoutés par l’auteur, lorsqu’il y aurait eu possibilité de les confondre avec le texte de la réponse. Quand ils forment des chapitres entiers, la confusion n’étant pas possible, on a conservé le caractère ordinaire.
Preuves de l’existence de Dieu.
4. Où peut-on trouver la preuve de l’existence de Dieu ?
« Dans un axiome que vous appliquez à vos sciences : il n’y a pas d’effet sans cause. Cherchez la cause de tout ce qui n’est pas l’oeuvre de l’homme, et votre raison vous répondra. »
Pour croire en Dieu, il suffit de jeter les yeux sur les oeuvres de la création. L’univers existe, il a donc une cause. Douter de l’existence de Dieu, serait nier que tout effet a une cause, et avancer que rien a pu faire quelque chose.
5. Quelle conséquence peut-on tirer du sentiment intuitif que tous les hommes portent en eux-mêmes de l’existence de Dieu ?
« Que Dieu existe ; car d’où lui viendrait ce sentiment s’il ne reposait sur rien ? C’est encore une suite du principe qu’il n’y a pas d’effet sans cause. »
6. Le sentiment intime que nous avons en nous-mêmes de l’existence de Dieu ne serait-il pas le fait de l’éducation et le produit d’idées acquises ?
« Si cela était, pourquoi vos sauvages auraient-ils ce sentiment ? »
Si le sentiment de l’existence d’un être suprême n’était que le produit d’un enseignement, il ne serait pas universel, et n’existerait, comme les notions des sciences, que chez ceux qui auraient pu recevoir cet enseignement.
7. Pourrait-on trouver la cause première de la formation des choses dans les propriétés intimes de la matière ?
« Mais alors, quelle serait la cause de ces propriétés ? Il faut toujours une cause première. »
Attribuer la formation première des choses aux propriétés intimes de la matière serait prendre l’effet pour la cause, car ces propriétés sont elles-mêmes un effet qui doit avoir une cause.
8. Que penser de l’opinion qui attribue la formation première à une combinaison fortuite de la matière, autrement dit au hasard ?
« Autre absurdité ! Quel homme de bon sens peut regarder le hasard comme un être intelligent ? Et puis, qu’est-ce que le hasard ? Rien. »
L’harmonie qui règle les ressorts de l’univers décèle des combinaisons et des vues déterminées, et, par cela même, révèle la puissance intelligente. Attribuer la formation première au hasard serait un non-sens, car le hasard est aveugle et ne peut produire les effets de l’intelligence. Un hasard intelligent ne serait plus le hasard.
9. Où voit-on dans la cause première une intelligence suprême et supérieure à toutes les intelligences ?
« Vous avez un proverbe qui dit ceci : A l’oeuvre, on reconnaît l’ouvrier. Eh bien ! Regardez l’oeuvre et cherchez l’ouvrier. C’est l’orgueil qui engendre l’incrédulité. L’homme orgueilleux ne veut rien au-dessus de lui, c’est pourquoi il s’appelle esprit fort. Pauvre être, qu’un souffle de Dieu peut abattre ! »
On juge la puissance d’une intelligence par ses oeuvres ; nul être humain ne pouvant créer ce que produit la nature, la cause première est donc une intelligence supérieure à l’humanité.
Quels que soient les prodiges accomplis par l’intelligence humaine, cette intelligence a elle-même une cause, et plus ce qu’elle accomplit est grand, plus la cause première doit être grande. C’est cette intelligence qui est la cause première de toutes choses, quel que soit le nom sous lequel l’homme l’a désignée.
Attributs de la Divinité.
10. L’homme peut-il comprendre la nature intime de Dieu ?
« Non ; c’est un sens qui lui manque. »
11. Sera-t-il un jour donné à l’homme de comprendre le mystère de la Divinité ?
« Quand son esprit ne sera plus obscurci par la matière et que, par sa perfection, il se sera rapproché de lui, alors il le verra et il le comprendra. »
L’infériorité des facultés de l’homme ne lui permet pas de comprendre la nature intime de Dieu. Dans l’enfance de l’humanité, l’homme le confond souvent avec la créature dont il lui attribue les imperfections ; mais à mesure que le sens moral se développe en lui, sa pensée pénètre mieux le fond des choses, et il s’en fait une idée plus juste et plus conforme à la saine raison, quoique toujours incomplète.
12. Si nous ne pouvons comprendre la nature intime de Dieu, pouvons-nous avoir une idée de quelques-unes de ses perfections ?
« Oui, de quelques-unes. L’homme les comprend mieux à mesure qu’il s’élève au-dessus de la matière ; il les entrevoit par la pensée. »
13. Lorsque nous disons que Dieu est éternel, infini, immuable, immatériel, unique, tout-puissant, souverainement juste et bon, n’avons-nous pas une idée complète de ses attributs ?
« A votre point de vue, oui, parce que vous croyez tout embrasser ; mais sachez bien qu’il est des choses au-dessus de l’intelligence de l’homme le plus intelligent, et pour lesquelles votre langage, borné à vos idées et à vos sensations, n’a point d’expressions. La raison vous dit, en effet, que Dieu doit avoir ces perfections au suprême degré, car s’il en avait une seule de moins, ou bien qui ne fût pas à un degré infini, il ne serait pas supérieur à tout et, par conséquent, ne serait pas Dieu. Pour être au-dessus de toutes choses, Dieu ne doit subir aucune vicissitude et n’avoir aucune des imperfections que l’imagination peut concevoir. »
Dieu est éternel ; s’il avait eu un commencement il serait sorti du néant, ou bien il aurait été créé lui-même par un être antérieur. C’est ainsi que de proche en proche nous remontons à l’infini et à l’éternité.
Il est immuable ; s’il était sujet à des changements, les lois qui régissent l’univers n’auraient aucune stabilité.
Il est immatériel ; c’est-à-dire que sa nature diffère de tout ce que nous appelons matière, autrement il ne serait pas immuable, car il serait sujet aux transformations de la matière.
Il est unique ; s’il y avait plusieurs Dieux, il n’y aurait ni unité de vues, ni unité de puissance dans l’ordonnance de l’univers.
Il est tout-puissant ; parce qu’il est unique. S’il n’avait pas la souveraine puissance, il y aurait quelque chose de plus puissant ou d’aussi puissant que lui ; il n’eût pas fait toutes choses, et celles qu’il n’aurait pas faites seraient l’oeuvre d’un autre Dieu.
Il est souverainement juste et bon. La sagesse providentielle des lois divines se révèle dans les plus petites choses comme dans les plus grandes, et cette sagesse ne permet de douter ni de sa justice, ni de sa bonté.
Panthéisme.
14. Dieu est-il un être distinct, ou bien serait-il, selon l’opinion de quelques-uns, la résultante de toutes les forces et de toutes les intelligences de l’univers réunies ?
« S’il en était ainsi, Dieu ne serait pas, car il serait l’effet et non la cause ; il ne peut être à la fois l’un et l’autre. »
« Dieu existe, vous n’en pouvez douter, c’est l’essentiel ; croyez-moi, n’allez pas au-delà ; ne vous égarez pas dans un labyrinthe d’où vous ne pourriez sortir ; cela ne vous rendrait pas meilleurs, mais peut-être un peu plus orgueilleux, parce que vous croiriez savoir, et qu’en réalité vous ne sauriez rien. Laissez donc de côté tous ces systèmes ; vous avez assez de choses qui vous touchent plus directement, à commencer par vous-mêmes ; étudiez vos propres imperfections afin de vous en débarrasser, cela vous sera plus utile que de vouloir pénétrer ce qui est impénétrable. »
15. Que penser de l’opinion d’après laquelle tous les corps de la nature, tous les êtres, tous les globes de l’univers seraient des parties de la Divinité et constitueraient, par leur ensemble, la Divinité elle-même ; autrement dit de la doctrine panthéiste ?
« L’homme ne pouvant se faire Dieu, veut tout au moins être une partie de Dieu. »
16. Ceux qui professent cette doctrine prétendent y trouver la démonstration de quelques-uns des attributs de Dieu : Les mondes étant infinis, Dieu est, par cela même, infini ; le vide ou néant n’étant nulle part, Dieu est partout ; Dieu étant partout, puisque tout est partie intégrante de Dieu, il donne à tous les phénomènes de la nature une raison d’être intelligente. Que peut-on opposer à ce raisonnement ?
« La raison ; réfléchissez mûrement, et il ne vous sera pas difficile d’en reconnaître l’absurdité. »
Cette doctrine fait de Dieu un être matériel qui, bien que doué d’une intelligence suprême, serait en grand ce que nous sommes en petit. Or, la matière se transformant sans cesse, s’il en était ainsi Dieu n’aurait aucune stabilité ; il serait sujet à toutes les vicissitudes, à tous les besoins même de l’humanité ; il manquerait d’un des attributs essentiels de la Divinité : l’immuabilité. Les propriétés de la matière ne peuvent s’allier à l’idée de Dieu sans le rabaisser dans notre pensée, et toutes les subtilités du sophisme ne parviendront pas à résoudre le problème de sa nature intime. Nous ne savons pas tout ce qu’il est, mais nous savons ce qu’il ne peut pas ne pas être, et ce système est en contradiction avec ses propriétés les plus essentielles ; il confond le créateur avec la créature, absolument comme si l’on voulait qu’une machine ingénieuse fût une partie intégrante du mécanicien qui l’a conçue.
L’intelligence de Dieu se révèle dans ses oeuvres comme celle d’un peintre dans son tableau ; mais les oeuvres de Dieu ne sont pas plus Dieu lui-même que le tableau n’est le peintre qui l’a conçu et exécuté.
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PROLEGOMENES
23.11.2010 von Cleide Ferreira.
Des phénomènes qui sortent des lois de la science vulgaire se manifestent de toutes parts et révèlent dans leur cause l’action d’une volonté libre et intelligente.
La raison dit qu’un effet intelligent doit avoir pour cause une puissance intelligente, et des faits ont prouvé que cette puissance peut entrer en communication avec les hommes par des signes matériels.
Cette puissance, interrogée sur sa nature, a déclaré appartenir au monde des êtres spirituels qui ont dépouillé l’enveloppe corporelle de l’homme. C’est ainsi que fut révélée la doctrine des Esprits.
Les communications entre le monde spirite et le monde corporel sont dans la nature des choses, et ne constituent aucun fait surnaturel ; c’est pourquoi on en trouve la trace chez tous les peuples et à toutes les époques ; aujourd’hui, elles sont générales et patentes pour tout le monde.
Les Esprits annoncent que les temps marqués par la Providence pour une manifestation universelle sont arrivés, et qu’étant les ministres de Dieu et les agents de sa volonté, leur mission est d’instruire et d’éclairer les hommes en ouvrant une nouvelle ère pour la régénération de l’humanité.
Ce livre est le recueil de leurs enseignements ; il a été écrit par l’ordre et sous la dictée d’Esprits supérieurs pour établir les fondements d’une philosophie rationnelle, dégagée des préjugés de l’esprit de système ; il ne renferme rien qui ne soit l’expression de leur pensée et qui n’ait subi leur contrôle. L’ordre et la distribution méthodique des matières, ainsi que les remarques et la forme de quelques parties de la rédaction sont seuls l’oeuvre de celui qui a reçu mission de le publier.
Dans le nombre des Esprits qui ont concouru à l’accomplissement de cette oeuvre, plusieurs ont vécu à diverses époques sur la terre oû ils ont prêché et pratiqué la vertu et la sagesse ; d’autres n’appartiennent, par leur nom, à aucun personnage dont l’histoire ait gardé le souvenir, mais leur élévation est attestée par la pureté de leur doctrine, et leur union avec ceux qui portent des noms vénérés.
Voici les termes dans lesquels ils ont donné par écrit, et par l’intermédiaire de plusieurs médiums, la mission d’écrire ce livre :
” Occupe-toi avec zèle et persévérance du travail que tu as entrepris avec notre concours, car ce travail est le nôtre. Nous y avons posé les bases du nouvel édifice qui s’élève et doit un jour réunir tous les hommes dans un même sentiment d’amour et de charité ; mais avant de le répandre, nous le reverrons ensemble, afin d’en contrôler tous les détails. ”
” Nous serons avec toi toutes les fois que tu le demanderas et pour t’aider dans tes autres travaux, car ce n’est là qu’une partie de la mission qui t’est confiée, et qui t’a déjà été révélée par l’un de nous. ” ” Dans le nombre des enseignements qui te sont donnés, il en est que tu dois garder pour toi seul jusqu’à nouvel ordre ; nous t’indiquerons quand le moment de les publier sera venu : en attendant, médite-les, afin d’être prêt quand nous te le dirons. ”
” Tu mettras en tête du livre le cep de vigne que nous t’avons dessiné , parce qu’il est l’emblème du travail du Créateur ; tous les principes matériels qui peuvent le mieux représenter le corps et l’esprit s’y trouvent réunis : le corps, c’est le cep ; l’esprit, c’est la liqueur ; l’âme, ou l’esprit unis à la matière, c’est le grain. L’homme quintessencie l’esprit par le travail, et tu sais que ce n’est que par le travail du corps que l’esprit acquiert des connaissances. ”
” Ne te laisse pas décourager par la critique. Tu trouveras des contradicteurs acharnés, surtout parmi les gens intéressés aux abus. Tu en trouveras même parmi les Esprits, car ceux qui ne sont pas complètement dématérialisés cherchent souvent à semer le doute par malice ou par ignorance ; mais va toujours ; crois en Dieu, et marche avec confiance : nous serons là pour te soutenir, et le temps est proche oû la vérité éclatera de toutes parts. ”
” La vanité de certains hommes qui croient tout savoir et veulent tout expliquer à leur manière fera naître des opinions dissidentes ; mais tous ceux qui auront en vue le grand principe de Jésus se confondront dans le même sentiment de l’amour du bien, et s’uniront par un lien fraternel qui embrassera le monde entier ; ils laisseront de côté les misérables disputes de mots pour ne s’occuper que des choses essentielles, et la doctrine sera toujours la même, quant au fond, pour tous ceux qui recevront les communications des Esprits supérieurs. ”
” C’est avec la persévérance que tu parviendras à recueillir le fruit de tes travaux. Le plaisir que tu éprouveras en voyant la doctrine se propager et bien comprise te sera une récompense dont tu connaîtras toute la valeur, peut-être plus dans l’avenir que dans le présent. Ne t’inquiète donc pas des ronces et des pierres que des incrédules ou des méchants sèmeront sur ta route ; conserve la confiance : avec la confiance tu parviendras au but, et tu mériteras d’être toujours aidé. ”
” Souviens-toi que les Bons Esprits n’assistent que ceux qui servent Dieu avec humilité et désintéressement, et qu’ils répudient quiconque cherche dans la voie du ciel un marchepied pour les choses de la terre ; ils se retirent de l’orgueilleux et de l’ambitieux. L’orgueil et l’ambition seront toujours une barrière entre l’homme et Dieu ; c’est un voile jeté sur les célestes clartés, et Dieu ne peut se servir de l’aveugle pour faire comprendre la lumière. ”
SAINT JEAN L’EVANGELISTE, SAINT AUGUSTIN, SAINT VINCENT DE PAUL, SAINT LOUIS, L’ESPRIT DE VERITE, SOCRATE, PLATON, FENELON, FRANKLIN, SWEDENBORG, ETC., ETC..
NOTA. - Les principes contenus dans ce livre résultent, soit des réponses faites par les Esprits aux questions directes qui leur ont été proposées à diverses époques et par l’entremise d’un grand nombre de médiums, soit des instructions données par eux spontanément à nous ou à d’autres personnes sur les matières qu’il renferme. Le tout a été coordonné de manière à présenter un ensemble régulier et méthodique, et n’a été livré à la publicité qu’après avoir été soigneusement revu à plusieurs reprises et corrigé par les Esprits eux-mêmes. Cette seconde édition a pareillement été de leur part l’objet d’un nouvel et minutieux examen.
Ce qui est entre guillemets à la suite des questions est la réponse textuelle donnée par les Esprits. Ce qui est marqué par un autre caractère, ou désigné d’une manière spéciale à cet effet, comprend les remarques ou développements ajoutés par l’auteur, et qui ont également subi le contrôle des Esprits.
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Spirituelle Vererbung
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Ana Cecília Rosa
Vererbung ist ein natürliches Gesetz, gemäß dem die physischen Eigenschaften einer Population ihren Nachkommen durch die Fortpflanzung übermittelt werden (MENDEL, 1865). Mit dem menschlichen Erbgut Kodifikationsbeginn war das “genetische Erbe” definitiv für den Ursprung von mehreren Krankheiten und Syndromen verantwortlich. Jedoch hinsichtlich Verhaltenseigenschaften gibt es keine Beweise, dass genetischer Determinismus denselben Ausdruck haben kann. Spiritismus erkennt in der Entstehung von vielen physischen und mentalen Pathologien, das unsterbliche Wesen “spirituelle Vererbung” ist dem Gesetz von Ursache und Wirkung unterworfen, das seine mentalen und physischen Körper erzeugt um Verbesserung durch die Reinkarnation zu suchen.
Gemäß André Luiz in Evolution in Zwei Welten, “erbt der Körper natürlich den Körper in Übereinstimmung zu den Tendenzen des Geistes, die sich mit anderen Geistern in den Kreisen der Zuneigung anpassen, deshalb ist es an dem verantwortlichen Wesen, zu erkennen, dass die relative, aber obligatorische Vererbung seinen physischen Körper, der in einer bestimmten Inkarnation gebraucht wird, meißelt, es unmöglich wird, den Dienstplan zu ändern, in dem es verdienstvoll oder verantwortlich war, entsprechend seinen Errungenschaften und Bedürfnissen”. So sind Geburtskrankheiten, die häufig eine traurige Last für liebende Eltern und unschuldige Kinder scheinen, in Wirklichkeit Mittel, die Verbindung zwischen den verschiedenen spirituellen Existenzen wieder herzustellen, den Göttlichen Teppich von Gerechtigkeit, Güte und Wiedergutmachung webend, der Gelegenheiten schafft, unsere Fähigkeiten zum Maximum zu entwickeln, so die spirituellen Bande der Liebe zu festigen.
Das unsterbliche Wesen ist fähig, die physische Form passend für eine neue Inkarnation anzunehmen, darauf zielend, seine moralische Ebene zu erhöhen oder Aufgaben zu wiederholen, die vergessen oder mit Süchten in der Vergangenheit verlassen wurden. Die Verantwortung und das Bedauern sind wesentliche motivierende Bedingungen für die Wahlen, die gemacht werden, und dem Wesen eine große Summe von Anstrengungen freigeben, sich für das Gute zu erheben. André Luiz, im obengenannten Buch, behauptet, dass der Geist “kann durch sein eigenes Verhalten, glücklich oder unglücklich, das Färben der Programme verschärfen oder verschmieren, die ihm den Weg zeigen, (…) die seine eigene Situation veredeln oder erschweren wird, gemäß seiner Wahl für das Gute oder das Schlechte”.
Ana Cecilia Rosa ist pädiatrische Beraterin und Mitglied des Spiritistischen Zentrums Allan Kardec in Campinas-SP und lebt in Brasilien.
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Geist, Perispirit und Medialität
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Manoel Portásio Filho
Für die alten Römer umfasste das Wort Geist mehrere Bedeutungen, die hauptsächlichen sind: der Geist, das Geistwesen (Spirit) (als Gegensatz zum Körper (Corpus)) und Intelligenz. Deshalb waren in einem direkten Sinn Geist und Geistwesen synonym. Spiritismus bestätigte diesen Gedanken, der zeigt, dass der Geist das Geistwesen selbst ist. Yvonne A. Pereira lehrt, dass “… der Geist - oder der Gedanke, der Wille, die psychische Energie, die Essenz des Wesens - schafft, erzeugt, baut, macht, erhält aufrecht, verwaltet, modifiziert, macht Gebrauch von den starken Kräften, die dem Wesen natürlich sind”. (Devassando o Invisível, 7. Ausgabe, FEB, Kapitel V, Seiten 113).
Der Geist ist das Wesen in Handlung, der Agent aller Transformationen und Schöpfungen. Das intelligente Wesen der Schöpfung handelt durch einen Vermittler: Der spirituelle Körper oder Perispirit, Band, das den Geist mit dem Stoff des physischen Körpers verbindet. Es wird von dem kosmischen Fluid erzeugt, dessen wichtigstes Produkt es ist, es ist dunstig, ein vollkommener Stoff und dient als eine Brücke zwischen der inneren und der äußeren Welt des Wesens.
Kardec, im Buch der Medien, sagte, dass der Perispirit “der Grundsatz aller Manifestationen ist,” besonders hinsichtlich Medialität, die dem Feld der spirituellen Kommunikation angehört. Die Medialität Manifestation findet von Geist zu Geist statt, von Perispirit zu Perispirit durch die Assimilation von perispirituellen Fluiden des Mediums durch den mitteilenden Geist, auf diese Weise die notwendige Einstimmung errichtend.
Manuel Portásio Filho ist Anwalt, der in London lebt. Er ist ein Mitglied der Solidarity Spiritist Group, wohnhaft in London – UK.
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Perispirit: Natur und Funktionen
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Sonia Theodoro da Silva
Im Laufe der Jahrhunderte hat Tradition versucht, die Existenz der Körperhülle des Geistes zu definieren; Paulus von Tarsus in seinem 1. Brief an die Korinther war am nächsten mit der Definition des wieder auferstandenen spirituellen Körpers. Allan Kardec erforschte die Sache mit der Strenge und dem Beharren, das ihn charakterisierte und indem er bei den Geistern nachfragte, die Antwort bekam, dass der Geist mit einer dunstigen Substanz bedeckt ist, eine halbmaterielle Hülle zusammengesetzt aus feinen dem Planeten entstammenden Elementen, den er bewohnen sollte. Seine Studien brachten ihn dazu daraus zu schließen, dass der Perispirit, mit dualer Polarisation, die Evolution des Geistes aufzeichnet, der seinerseits die Substanz umwandelt, mit der er eingehüllt ist und beide mischen sich bei einem Dritten, dem physischen Körper ein durch sein Nervensystem. Neuere Forschungen bezeichneten es das Biologische Organisations-Modell (Andrade, H.G.) und Morphogenetisches Modell (Sheldrake, R.). Durch seine unteilbare, unsichtbare, nicht greifbare, expansive, empfindlich zur magnetischen Handlung Natur, ist er dafür verantwortlich, den organischen Komplex für den psychologischen Aspekt zu stabilisieren, die Funktionen des biologischen Gedächtnisses und die Fortdauer der Individualität zu erfüllen.
Im Prozess der Reinkarnation streichen die Aspekte der Erweiterungsfähigkeit der Perispirit-Beanspruchung heraus, da ihre molekularen Räume reduziert werden, als auch ihre Schwingungsverzögerung. Gabriel Delanne klassifiziert diese Tendenz unter Unzerstörbarkeit und gesetzmäßige Stabilität (die organischen Formen behaltend).
Die Gedanken und Handlungen des inkarnierten oder desinkarnierten Geistes beeinflussen außerordentlich den Perispirit, verdünnen oder verdichten ihn, daraus ergeben sich Kombinationen, die sich in seine physiologische Verfassung mengen. Je höher die Intension der Seele, desto leichter und feiner sind die perispirituellen Vibrationen und die Möglichkeit der Assimilation von reineren Fluiden. Je missstimmiger der Geist, seine Gedanken und Handlungen sind, desto größer die Dystonie, die die feine Verfassung des Perispirit beeinträchtigen kann, was organische Degeneration zur Folge hat, Lebensraum von Viren, die durch ihre Natur den Körper anfällig machen, Krankheiten aller Art zu entwickeln(LUIZ, André).
Glück, so verfolgt in unseren gegenwärtigen Tagen, wird nur mit dem psychologischen Gleichgewicht möglich, das durch den disziplinierten Gedanken, aber vor allem durch den überwältigenden Wunsch für das Gute in unseren Leben erzeugt wird. Das Modell für alle ist Jesus, voll von Frieden und Liebe und so diese allen zu übermitteln, die sich ihm nähern möchten.
Sonia Theodoro da Silva ist Autorin des „Projeto Estudos Filosóficos Espíritas“, arbeitet mit in Casas André Luiz, wohnhaft in São Paulo, Brasilien.
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Reinkarnation und Integrales Gedächtnis
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Ercilia Zilli
Gemäß den Spiritisten ist Reinkarnation der Prozess des nacheinanderfolgenden Zurückkehrens in die irdische Existenz mit der Absicht der geistigen Evolution. Der Glaube an das Überleben der Seele und die Möglichkeit des fortlaufenden Lernens bringt uns dazu, an die Anhäufung dieser Erfahrungen und ihrer Speicherung zu denken. Wenn das Leben des physischen Körpers begrenzt ist und wir über die Evolution sprechen, sollten die Erfahrungen aufgezeichnet und verfügbar sein, um unbewusst in der fortdauernden Existenz zu handeln.
Gemäß Gabriel Delanne, “Gedächtnis ist nicht einfach eine organische Fakultät, die zur Substanz des Gehirns verbunden ist, sondern ist vielmehr in diesem unzerstörbaren Teil, den Spiritisten Perispirit nennen.” Deshalb trägt der Geist, der nicht mit dem physischen Körper stirbt, seine Erfahrungen, die Gelegenheiten für Wachstum, Lernen und Evolution in diesem spirituellen Körper werden können, seine zukünftigen Reinkarnationsprojekte beeinflussend.
Wenn wir über das integrale Gedächtnis sprechen, vom spirituellen Konzept aus verständlich, beziehen wir uns auf die Stammerfahrungsproto- kolldatei, nicht die Erinnerung.
Gedächtnis ist von der Erinnerung verschieden, da Letztere Bewusstsein verlangt. Erfahrungen mit Schlafwandlern durch Hypnose zeigen, dass man vorherige Aufzeichnungen auslösen kann, unabhängig davon, ob sie in dieser oder einer anderen Reinkarnation vorkamen, die nicht bewusst sind.
Durch Spezialtechniken ist es möglich, auf einige Informationen aus vorherigen Existenzen zuzugreifen, aber mit dem ganzen Inhalt dieses informatorischen Felds können wir sicher nicht in Berührung kommen.
Im Buch Unser Heim, von André Luiz, psychografiert durch Chico Xavier, finden wir eine Frau, die nur mit einem kleinen Teil ihrer Vergangenheit, nach viel Arbeit von Disziplin und Nachdenken und auf solche Weise in Berührung kommen kann, dass diese Information kein destabilisierender Faktor für das bis jetzt erreichte Gleichgewicht wären.
Wenn heute unser höchster Punkt der spirituellen Evolution ist, was zurückgelassen wurde, sind primitive Erfahrungen, in denen ihre Erinnerungen uns erschüttern würden, weil sie Fehler vor unserer gegenwärtigen Stufe des Verstehens sind.
Wir glauben, dass es möglich ist, auf den ganzen integralen Speicherinhalt zuzugreifen, erst wenn wir die Fülle der spirituellen Evolution erreichen, bewusst Selbsterkenntnis, Selbstvergebung integrieren und uns an Jesus erinnernd, andere lieben, wie wir uns lieben.
Ercília Zilli ist Vorsitzende von ABRAPE, Moderator von Novos Rumos - Radio Boa Nova Programm, Klinische Psychologin, wohnhaft in São Paulo, Brasilien
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Bewusstsein in Entwicklung
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Evanise M Zwirtes
Die transpersonale Annäherung aus Psychologie-Sicht der Spiritisten, die die spirituelle Vorzeitigkeit der Person betrachtet, präsentiert den Menschen als ein sich entwickelndes Wesen, das ein Praktikum durch die verschiedenen Königreiche der Natur durchmacht.
Am Anfang wurde das Wesen einfach und unwissend geschaffen, d. h. ohne Kenntnis und Weisheit, das durch Erfahrungen vom unbewussten Zustand zum bewussten reist. Das intelligente Prinzip wird sein volles Potenzial durch Erfahrungen in der Materie hindurch erwecken.
Das Geistwesen Joanna de Ângelis, in O Homem Integral (11. Ausgabe; Seiten 154), erklärt, dass “der Erwerb des Bewusstseins ist das Ergebnis eines andauernden Prozesses, durch den die Seele aufsteigt, vom schlafenden Zustand der Mineralmoleküle bindenden Kraft; zur Empfindsamkeit in den Pflanzen; dem Instinkt im Tier; und Intelligenz, Vernunft im menschlichen Wesen.”
Das sich entwickelnde Bewusstsein ist ein Prozess der psychologischen Entwicklung, in der das menschliche Wesen in seiner dreifachen Verfassung - Geist, Perispirit und Stoff - Bewusstsein vergrößert dem natürlichen Mechanismus des Lebens folgend. Sich selbst wahrnehmend als ein integriertes und ewiges Wesen wird es allmählich zum kosmischen Bewusstsein erwachen. Die Eroberung des erleuchteten menschlichen Bewusstseins, wie Jung vorschlug “die Kette des Leidens zu brechen dadurch metaphysische und kosmische Bedeutsamkeit zu erreichen.”
Zum Zweck des Fortschritts ist der Mensch ein Satz im ständigen Wandel in Übereinstimmung mit den Gesetzen Gottes, die ins eigene Bewusstsein des Wesens seit seiner Erschaffung eingesetzt sind.
Auf das Paradigma dieser Analyse des Fortschritts zielend, wird Reinkarnation ein Mechanismus, der die Vergrößerung des Bewusstseins erleichtert, der Evolution des Geistes begegnet, das unsterbliche Wesen im progressiven Wandel der unaufhörlichen Verbesserung in allen Aspekten.
Evanise M Zwirtes ist Psychotherapeutin und Koordinatorin der Spiritist Psychological Society und wohnt in Lonon, UK
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Was ist der menschliche Geist? Wie funktioniert er?
10.11.2010 von Cleide Ferreira.
Adenáuer Novaes
Der Geist ist ein Nachrichtenkanal im Dienst des Geistwesens. Im Geist geschieht die Verarbeitung des Wunsches und des Willens, der am Kern des Geistwesens beginnt. Der Geist steht zum Gehirn dank der Eigenschaften des Perispirits in Verbindung, in dem er sich befindet und bleibt es sogar nach dem Tod des physischen Körpers. Gemäß der Analytischen Psychologie von Carl Gustav Jung wird der menschliche Geist oder Psyche aus dem Unbewussten und Bewusstsein gebildet. Das Unbewusste wird in Persönlich und Kollektiv geteilt. Es ist im kollektiven Unbewussten, das die Archetypen stellt, psychische Strukturen, die menschliches Verhalten bestimmen und führen. Und doch wird das Persönliche Unbewusste hauptsächlich von Komplexen gebildet, funktionelle Kerne voll mit Zuneigung, die aus emotionalen Erfahrungen entstehen. Im Geist werden auch Gedanken und Gefühle verarbeitet, da es hier ist, dass die Erfahrungen des Geistes aufgezeichnet werden und alles was mit ihm geschieht. Die Beziehung zwischen dem Bewussten und Unbewussten ist ausgleichend; z.B. wird jede Spannung in einem dieser Bereiche in einem anderen ausgeglichen. Bewusstsein ist das Produkt des Unbewussten, das Letztere ist die Matrix aller Tätigkeiten, die im ersten geschehen, als auch das Erscheinen des Egos oder des “Ich“. Es ist der Geist, durch den mediale Phänomene passieren.
Der Impuls für das Leben ist im Geist geboren, der göttlichen Essenz oder unsterblichen Individualität, zum Unbewussten gehend, es durchquerend, um Bewusstsein zu erreichen und schließlich sich in Verhalten verwandelnd durch die Handlung des Egos. Entlang dem Weg, zwischen Verlassen des Geistes bis es das Ego erreicht, alchimistisch Emotionen, Gedanken und Gefühle mit dem Inhalt des Unbewussten und Bewusstseins mischend, eine Reihe von Handlungsweisen entlockend, die skizzieren, was unter dem Namen Persönlichkeit bekannt ist. Die Persönlichkeit einer Person ist die Reihe von Handlungsweisen, Gedanken und Gefühlen, die sich zu jeder gegebenen Zeit oder Stufe des Lebens formen. Sie ist veränderlich durch die Inkarnation hindurch und besonders im Raum zwischen den Inkarnationen. Der Geist ist ein wichtiges “Organ” für das Geistwesen und seine primären Mittel des Kontakts mit der Dimension, in der er sich befindet. Er ist die “Fabrik”, die Psychische Energie bearbeitet, die Evolution des Geistes zu bedienen, Aufmerksamkeit, Sorge und beständigen Gebrauch der Lieblichkeit zu verdienen.
Adenáuer Novaes ist klinischer Psychologe und einer der Leiter der Stiftung „Lar Harmonia“ in Salvador und lebt in Brasilien.
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INTRODUCTION A L’ETUDE DE LA DOCTRINE SPIRITE - XVII
9.11.2010 von Cleide Ferreira.
Le scepticisme, touchant la doctrine spirite, lorsqu’il n’est pas le résultat d’une opposition systématique intéressée, a presque toujours sa source dans une connaissance incomplète des faits, ce qui n’empêche pas certaines gens de trancher la question comme s’ils la connaissaient parfaitement. On peut avoir beaucoup d’esprit, de l’instruction même, et manquer de jugement ; or, le premier indice d’un défaut dans le jugement, c’est de croire le sien infaillible. Beaucoup de personnes aussi ne voient dans les manifestations spirites qu’un objet de curiosité ; nous espérons que, par la lecture de ce livre, elles trouveront dans ces phénomènes étranges autre chose qu’un simple passe-temps.
La science spirite comprend deux parties : l’une expérimentale sur les manifestations en général, l’autre philosophique sur les manifestations intelligentes. Quiconque n’a observé que la première est dans la position de celui qui ne connaîtrait la physique que par des expériences récréatives, sans avoir pénétré dans le fond de la science. La véritable doctrine spirite est dans l’enseignement donné par les Esprits, et les connaissances que cet enseignement comporte sont trop graves pour pouvoir être acquises autrement que par une étude sérieuse et suivie, faite dans le silence et le recueillement ; car dans cette condition seule on peut observer un nombre infini de faits et de nuances qui échappent à l’observateur superficiel et permettent d’asseoir une opinion. Ce livre n’aurait-il pour résultat que de montrer le côté sérieux de la question, et de provoquer des études dans ce sens, ce serait déjà beaucoup, et nous nous applaudirions d’avoir été choisi pour accomplir une oeuvre dont nous ne prétendons, du reste, nous faire aucun mérite personnel, puisque les principes qu’il renferme ne sont pas notre création ; le mérite en est donc tout entier aux Esprits qui l’ont dicté. Nous espérons qu’il aura un autre résultat, c’est de guider les hommes désireux de s’éclairer, en leur montrant, dans ces études, un but grand et sublime : celui du progrès individuel et social, et de leur indiquer la route à suivre pour l’atteindre.
Terminons par une dernière considération. Des astronomes, en sondant les espaces, ont trouvé, dans la répartition des corps célestes, des lacunes non justifiées et en désaccord avec les lois de l’ensemble ; ils ont soupçonné que ces lacunes devaient être remplies par des globes échappés à leurs regards ; d’un autre côté, ils ont observé certains effets dont la cause leur était inconnue, et ils se sont dit : là il doit y avoir un monde, car cette lacune ne peut exister, et ces effets doivent avoir une cause. Jugeant alors de la cause par l’effet, ils en ont pu calculer les éléments, et plus tard les faits sont venus justifier leurs prévisions. Appliquons ce raisonnement à un autre ordre d’idées. Si l’on observe la série des êtres, on trouve qu’ils forment une chaîne sans solution de continuité depuis la matière brute jusqu’à l’homme le plus intelligent. Mais entre l’homme et Dieu, qui est l’alpha et l’oméga de toutes choses, quelle immense lacune ! Est-il rationnel de penser qu’à lui s’arrêtent les anneaux de cette chaîne ? Qu’il franchisse sans transition la distance qui le sépare de l’infini ? La raison nous dit qu’entre l’homme et Dieu il doit y avoir d’autres échelons, comme elle a dit aux astronomes qu’entre les mondes connus il devait y avoir des mondes inconnus. Quelle est la philosophie qui a comblé cette lacune ? Le spiritisme nous la montre remplie par les êtres de tous rangs du monde invisible, et ces êtres ne sont autres que les Esprits des hommes arrivés aux différents degrés qui conduisent à la perfection : alors tout se lie, tout s’enchaîne, depuis l’alpha jusqu’à l’oméga. Vous qui niez l’existence des Esprits, remplissez donc le vide qu’ils occupent ; et vous qui en riez, osez donc rire des oeuvres de Dieu et de sa toute-puissance
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